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Conférence africaine sur la gouvernance de l'internet à Alger : Garantir l'accès au réseau pour tous

Mardi 14 Février 2017

L'Afrique doit garantir sa participation, d'une même voix, à la promulgation des lois sur la gouvernance de l'internet dans le but de la mise en place de bases solides pour des lois internationales encadrant le monde virtuel, a indiqué, lundi à Alger, la ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, Houda-Imane Feraoun.


«Nous devons mettre en place des bases solides pour des lois internationales encadrant le monde virtuel. Nous devons en tant qu'Africains garantir notre participation, d'une même voix, à la promulgation des lois sur la gouvernance de l'internet», a précisé Mme Feraoun à l'ouverture de la Conférence africaine sur la gouvernance de l'internet (CAGI).
Il s'agit, pour elle, «de faire participer, impérativement, tous les peuples de la planète, y compris ceux qui n'ont pas encore accès à l'Internet, à la définition des fondements de la gouvernance du réseau à travers des dispositifs transparents, démocratiques et participatifs».
«Il s'agit aussi de limiter l'usage de l'Internet aux seules fins pacifiques, tout en inscrivant ce principe dans un document contraignant et exécutoire, approuvé par tous les Etats», a-t-elle suggéré.
La ministre a ajouté que cette rencontre constitue «une excellente opportunité pour débattre et définir une position commune quant aux nouvelles questions relatives à la gouvernance d'internet».
Elle a rappelé que les gouvernements africains ont déployé d' «énormes efforts entre 2000 et 2016 où le nombre d'internautes a progressé de plus de 7000% passant d'environ 4,5 millions d'internautes en 2000 à plus de 340 millions d'internautes actuellement».
Feraoun a indiqué que la population d'Afrique compte «plus de 1,2 milliard d'habitant, dont moins de 25 % sont connectés à internet, voire moins de 3% dans certains pays africains, alors que ce taux dépasse 74% en Europe et 90% en Amérique du Nord».
La ministre a déploré, à cette occasion que l'internet «constitue un grand marché où certaines personnes gagnent de l'argent, au détriment de nos économies», citant à titre d'exemple, la publicité numérique qui a généré «environ 200 milliards de dollars en 2016», tout en s'interrogeant combien sont investis pour le  développement de la connectivité en Afrique.
Feraoun a affirmé que l'Afrique «ne peut remédier à cette situation qu'à travers des modifications profondes aux procédures actuelles de gouvernance de l'Internet».
Pour elle, «la gouvernance de l'Internet doit être fondée sur le principe de garantie de l'accès au réseau pour tous».
Or, ce principe, a-t-elle dit, «ne peut servir les droits de l'homme et la justice sociale que s'il permet le partage du pouvoir et consacre la souveraineté des peuples et des Etats, conformément aux principes adoptés par les Nations Unies et pour lesquelles milite toute l'humanité».
 

Synthèse Z. R.
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