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Conseil national de l’ordre des pharmaciens : Une centaine de médicament en rupture de stock

Mardi 13 Juin 2017

Le président du Conseil national de l’ordre des pharmaciens médecins, Lotfi Benbahmed a tiré la sonnette d’alarme sur la pénurie répétitive de certains médicaments essentiels.
S’exprimant hier sur les ondes de la radio nationale «Chaine III», Lotfi Benbahmed a relevé qu’une centaine de traitements «essentiels» est concerné par le phénomène de pénurie.


Pour lui, c’est toute la profession de la pharmacie, et bien évidemment les malades, qui souffrent présentement de l’indisponibilité « chronique » d’un certain nombre de produits de soins.
Il a signalé que la liste des traitements «s’élargit et se rétrécit» en fonction des «arrivages et non arrivages», imputant cette situation aux restrictions quantitative des quotas, avec pour conséquences, un impact sur les stocks de sécurité.
L’invité de la radio a fait savoir que cette mesure affecte sérieusement l’industrie pharmaceutique nationale, dont il rappelle qu’elle est celle qui, en termes de croissance économique, apporte le plus au pays, «près de 55% de ses produits étant fabriqués localement».
Des médicaments ciblés par les restrictions, Benbahmed reconnait qu’il en existe certains dont les prescripteurs « pourraient bien se passer » mais, poursuit-il, il y en a «plus d’une centaine» qui sont essentiels, et dont les quantités varient «selon les arrivages et les quotas distribuées».
Parmi les produits manquant où en « insuffisance d’approvisionnement chronique», l’intervenant cite ceux utilisées, par exemple, pour des examens ophtalmologiques, les corticoïdes en injectable de même que ceux destinés aux traitements en oncologie et en diabétologie, une situation dont il considère qu’elle est «inquiétante».
En outre, le président du Conseil de l’ordre des pharmaciens a lancé un appel aux autorités afin de maitriser rapidement la situation.
Dans le cas contraire, il tient à mettre en garde contre la résurgence de phénomènes spéculatifs entourant les produits de traitement, qui existaient auparavant, telle l’importation illégale de dérivés contrefaits « dangereux et préjudiciables à la santé publique ».
Sans citer nommément les organismes responsables de ces restrictions, Benbahmed met en cause les «instruments de régulation» et appelle les pouvoirs publics à donner les «instructions nécessaires» pour que ces derniers pallient aux insuffisances. 
 

Par S. Rachid.
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