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Création d’une industrie automobile : «Il faudrait une dizaine d’année»

Mercredi 14 Juin 2017

Le premier véhicule de tourisme estampillé Volkswagen assemblé en Algérie, quittera le 5 juillet prochain, l’usine implantée à Relizane, laquelle projette dans une première phase, d’en produire une dizaine de milliers de modèle chaque année et passer à un rythme de 100.000 unités/an.


C’est ce que le PDG de l’entreprise SOVAC, Mourad Eulmi a annoncé hier mardi sur les ondes de la radio nationale «Chaine III».
Il a précisé, par ailleurs, que la livraison des premiers modèles de la marque commencera à partir du début du mois d’août prochain.
A propos de l’intégration de composants produits en Algérie sur ses véhicules, il signale que celle-ci ne pourrait pas débuter avant au moins cinq années, une période, d'après lui, minimum pour commencer à bâtir une vraie industrie automobile » dans le pays.
Rappelant que le cahier des charges impose aux industriels de l’automobile un taux d’intégration de 15% sur trois années et de 45% sur les cinq prochaines, l’invité considère que même avec les 100.000 véhicules projetés, il reste difficile de trouver les sous-traitants permettant d’atteindre un pareil taux.  
«Il faut savoir que les grands constructeurs comme Volkswagen, Ford, Toyota, existent depuis une centaine d’années. L’industrie automobile on ne la crée pas en une année ou six mois. Il nous faut au minimum une dizaine d’années, dont au moins quatre ou cinq ans pour bâtir ce qu’on appelle du CKD », a expliqué Mourad Oulmi.
L’invité a également indiqué que son partenaire Volkswagen prévoit d’exporter à terme 80% de la production de pièces produites en Algérie.
«On a besoin de marchés extérieurs pour être compétitif.  Notre partenaire Volkswagen c’est lui qui achète de la pièce, s’il veut atteindre les 40% de taux d’intégration il sera obligé d’appeler ses sous-traitants pour qu’ils viennent en Algérie afin d’exporter 80% de leurs pièces de rechange et garder l’excédent pour nos usines Volkswagen, Renault ou d’autres», a affirmé le PDG de Sovac.
Mourad Eulmi a également appelé à « calibrer » le marché automobile après l’ouverture de l’usine d’assemblage Volkswagen, la troisième en Algérie après celles de Renault et Hyundai.
«Si le gouvernement ne calibre pas et ne gère pas la taille du marché, c’est comme si on n’a rien fait. Au Maroc, ils ont pris deux constructeurs Renault et Peugeot. Ils leur ont donné le marché local et se sont engagés avec eux de développer la sous-traitance. On ne peut pas partager un marché de 400 000 véhicules avec dix constructeurs », a estimé Oulmi.
Mourad Oulmi a par ailleurs pointé du doigt certaines banques qui refusent d’accompagner les projets d’investissements.
«Certaines banques veulent uniquement financer l’importation. Elles ne veulent pas prendre de risques. Gagner de l’argent, du court terme et disparaître », a-t-il dénoncé, ajoutant : « L’investissement c’est du long terme, il faut trouver une banque qui croit au pays, qui veut accompagner et qui s’inscrit dans le développement économique du pays ».
L’intervenant indique, d’autre part, que sa vocation et celle de ses partenaires Allemands, est de réaliser en l’Algérie une plateforme d’exportation des modèles de la marque Volkswagen vers les pays du continent Africain et d’autres régions du monde.
 

Par S. Rachid.
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