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Cyberattaque : «200.000 victimes dans au moins 150 pays»

Lundi 15 Mai 2017

La cyberattaque mondiale qui frappe la planète depuis vendredi a fait "200.000 victimes, essentiellement des entreprises, dans au moins 150 pays", a affirmé le directeur d'Europol, Rob Wainwright, dans une interview dimanche à la chaîne britannique ITV.


«Nous menons des opérations contre environ 200 cyberattaques par an mais nous n'avions encore jamais rien vu de tel», a souligné le patron d'Europol Rob Wainwright qui craint que le nombre de victimes ne continue à croître "lorsque les gens retourneront à leur travail lundi et allumeront leur ordinateur".
«Le dernier décompte fait état de plus de 200.000 victimes, essentiellement des entreprises, dans au moins 150 pays», a déclaré le directeur d'Europol, a-t-il dit.
L'attaque a frappé "de manière indiscriminé" et s'est "propagée très rapidement", a ajouté le patron d'Europol. Cette attaque, qui a débuté vendredi, a affecté les hôpitaux britanniques, le constructeur automobile français Renault, le système bancaire russe, le groupe américain FedEx ou encore des universités en Grèce et en Italie.
L'Office européen des polices Europol avait annoncé samedi qu'une équipe dédiée au sein de son Centre européen sur la cybercriminalité avait été «spécialement montée pour aider» l'enquête internationale chargée d'identifier les coupables.
«Il est très difficile d'identifier et même de localiser les auteurs de l'attaque. Nous menons un combat compliqué face à des groupes de cybercriminalité de plus en plus sophistiqués qui ont recours à l'encryptage pour dissimuler leur activité. La menace est croissante», a souligné Rob Wainwright.
«Nous ne connaissons pas encore les motivations des pirates», a-t-il développé, ajoutant que «généralement, elles sont de type criminel». La ministre britannique de l'Intérieur, Amber Rudd, a écrit dans une tribune au Sunday Telegraph qu'il fallait s'attendre à d'autres attaques et souligné qu'on ne «connaîtra peut-être jamais la véritable identité des auteurs» de celle en cours.
Le chercheur en cybersécurité britannique de 22 ans qui a permis de ralentir la propagation du virus a également prévenu que les pirates risquaient de revenir à la charge en changeant le code et qu'ils seront alors impossibles à arrêter.
«Vous ne serez en sécurité que lorsque vous installez le correctif le plus rapidement possible», a-t-il tweeté sur son compte à Malware TechBlog.
La vague de cyberattaques simultanées qui a touché une centaine de pays et des dizaines d'entreprises et d'organisations à travers le monde est sans précédent. Entre "cyberguerre" et "hacktivisme", voici un rappel des principales attaques informatiques menées depuis dix ans.

La première cyberattaque majeure visant un Etat frappe au printemps 2007 l'Estonie alors en plein conflit diplomatique avec la Russie. Le réseau internet de cette ancienne république soviétique, et en particulier son réseau bancaire, est paralysé pendant plusieurs jours. L'Estonie accuse la Russie, qui dément.

Un an plus tard, les sites internet de la présidence géorgienne et les principaux réseaux télévisés du pays sont à leur tour cibles d'une cyberattaque. Là aussi sur fond de conflit avec Moscou à propos des régions séparatistes d'Ossétie du Sud et d'Abkhazie.

En juillet 2009, les sites internet de la Maison Blanche, du Département d'Etat, du Pentagone et de la Bourse de New York sont touchés par des attaques coordonnées qui affectent également la présidence sud-coréenne ainsi que les ministères de la Défense et des Affaires étrangères.
 

Synthèse S. O.
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