Elle aurait souhaité finir ses jours en Algérie : Warda el djazairia tire sa révérence

Samedi 19 Mai 2012

La diva de la chanson arabe Warda El Djazaïria est décédée jeudi 17 mai, au Caire à l’âge de 72 ans suite à une attaque cardiaque, a-t-on appris jeudi auprès de ses proches.


Elle aurait souhaité finir ses jours en Algérie : Warda el djazairia tire sa révérence
La dépouille mortelle a été rapatriée hier après-midi à Alger. L’enterrement aura lieu aujourd’hui au cimetière El-Alia, a-t-on précisé.
 
Warda Al Djazairia est l’une des plus belles voix algériennes. Elle est née d’un père algérien et d’une mère libanaise dans la région parisienne en juillet 1940. Sa mère l’a initié à la chanson libanaise dès son plus jeune âge et devient la vedette du cabaret de musique arabe que possédait son père au Quartier Latin de Paris jusqu’à sa fermeture en 1958.
 
Elle fait sa première apparition publique à l’âge de 11 ans dans une émission de télévision pour enfants qu’elle présentait chaque jeudi. Sa famille se refugie au Liban dès 1958 mais ceci n’a pas empêché Warda de continuer à chanter et à interpréter des chansons militantes telles que « Djamila ». Elle entame dès 17 ans le chant dans une boîte de nuit réputée mais n’arrive pas à y adapter ses chansons nationalistes.
 
Mohamed Abdel Wahab assiste à l’une de ses représentations et lui propose de composer pour elle. Il devient son parrain et lui impose des méthodes de travail rigoureuses. Après avoir écouté sa voix à la radio égyptienne, le grand compositeur arabe Riad Sombati décide de lui composer plusieurs chansons comme « Nida Dhamir » et « Loubat El Ayyam » et également deux poèmes « Dalia Djamila » et «  Ya Huria Ana Bendahlek » avec l’aide d’un poète égyptien.
 
Le président égyptien Gamal Abdel Nasser l’invite vers 1961-1962 à représenter l’Algérie dans une chanson pour le monde arabe, composée par Mohamed Abdel Wahab et intitulée « Al Watan Al Akbar ». Elle l’a chanté au côté de grands artistes arabes à l’image d’Abdel Halim Hafiz.
 
Un an après l’indépendance de l’Algérie en 1962, Warda Al Djazairia y retourne chanter au mariage d’un ancien officier de l’Armée de Libération Nationale (ALN). Suite à la demande de son mari, elle cesse de chanter pendant dix ans.
 
En 1970, elle met en péril son mariage en acceptant l’invitation du président algérien Houari Boumédiène l’invitant à chanter à l’occasion de la célébration du 10e anniversaire de l’indépendance. A son retour au Caire, elle enregistre des tubes tels que « Khallik Nena » et « Essoud Elouyoun » la propulsant parmi les chanteuses arabes les plus célèbres.
 
Elle fait son apparition au cinéma dans les films « Sawt Al Hob » et « Hikayati Maa Ezzaman » où elle chante des morceaux d’Abdel Wahab, Mohamed Elmûgui, Kamel El Tawil et son mari Hamdi Baligh. Elle donne naissance à trois albums en 1991, 1992 et 1994 couronnés « meilleur album de l’année ».Artiste complète, l’interprète de la célèbre "Fi youm wi lila" a eu quelques expériences dans le cinéma, notamment dans les films "La voix de l’amour" et "Mon destin et moi" dans lesquels elle avait repris certains de ses titres phares.
 
Durant les années quatre-vingt-dix elle se lance dans la chansonnette en s’imposant parmi la jeune génération de chanteurs grâce aux titres "Haramt Ahibek", "Betwenes Bik", "El Ghira", "El Ghorba" et "Ya khsara", entre autres. L’interprète de "Lawla El Malama" ou encore "El Fourak", a vendu plus de 20 millions d’albums à travers le monde. Son répertoire compte de plus de 300 chansons. La chanteuse disparue préparait un clip spécial pour le cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie (presse)
 
La regrettée chanteuse algérienne Warda El Djazairia, qui s’est éteinte jeudi, préparait un clip spécial pour les célébrations du 50è anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, le 5 juillet prochain, avait rapporté cette semaine la presse cairote citant le fils de la diva.
 
Selon des indiscrétions de journaux égyptiens, la nouvelle production de cette artiste à la voix exceptionnelle devait constituer une "surprise au sens plein du terme" aussi bien pour le public algérien que pour ses admirateurs arabes en général.
 
Depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962, Warda a toujours été, par son art, au rendez-vous des grands événements nationaux. A l’occasion du 10e anniversaire de l’indépendance de son pays, en 1972, la chanteuse a offert au peuple algérien -à Alger- un inoubliable chant patriotique ("Min baide", de loin), véritable hymne à la gloire de l’Algérie libre mais aussi à son propre retour au pays après une longue et énigmatique absence et sur invitation du président Houari Boumediene.
 
Evénement national à l’époque, son séjour à Alger a été l’occasion de retrouvailles particulièrement émouvantes entre un peuple et une artiste de talent au répertoire exceptionnel et, plus encore, une femme de cœur au comportement digne et exemplaire.
 
Elle récidive le 5 juillet en 1982, vingt ans jour pour jour après l’indépendance, en interprétant une autre chanson patriotique tout aussi éternelle (Aid El Karama, la fête de la dignité), puis encore en 1987 avec d’autres succès dédiés aux combats de son pays pour la liberté et le développement.
 
De son vrai nom Warda Ftouki, "la diva de la chanson arabe" est née en 1939 en France d’une mère libanaise et d’un père algérien, Mohammed Ftouki, originaire de Souk Ahras, dans l’est de l’Algérie.
 
Elle commence à chanter dès son jeune âge durant les années 1950 dans un établissement artistique appartenant à son père, avant d’entamer une riche carrière artistique en Orient, en Egypte surtout, où elle rencontre de grands noms de la chanson arabe, comme Mohamed El Moudji, Ryad Essambati, Mohamed Abdelwahab et Baligh Hamdi, un temps son époux, qui lui composeront autant de chefs-d’œuvre de la chanson sentimentale.
 
Durant les années 1990, elle se lance dans la chansonnette en s’imposant à la jeune génération de chanteurs grâce aux titres "Haramt Ahibek", "Betwenes Bik", "El Ghira", "El Ghorba" et "Ya khsara", et bien d’autres.
 
L’interprète de "Lawla El Malama" ou encore "El Fourak", a vendu plus de 20 millions d’albums à travers le monde. Son répertoire compte plus de 300 chansons.
 
La dépouille mortelle de la défunte sera rapatriée vendredi après-midi de la capitale égyptienne. L’enterrement aura lieu samedi au cimetière d’El Alia à Alger. "L’une des plus belles voix d’Algérie et du monde arabe s’est tue" (Mme Toumi)
 
En effet, le ministre égyptien de la culture présente ses condoléances aux peuples algérien et égyptien. Le ministre égyptien de la culture, Mohamed Sabar Arab, a exprimé sa profonde tristesse à la suite de la disparition de la grande artiste algérienne Warda El Djazairia et présenté ses condoléances aux peuples algérien et égyptien.
 
De sa part Sabar Arab a déclaré à la presse que la Diva de la chanson arabe était "une partie de l’Egypte depuis l’époque du feu président Jamal Abd El Nasser et de la génération qui a apporté une grande tournure à la conscience arabe et a "joué un grand rôle et a concrétisé la relation entre l’Egypte et l’Algérie".
 
En outre, le Doyen des musiciens égyptiens Aymen el Bahr Darwich a déclaré que le syndicat des musiciens va honorer la défunte au regard de sa grande histoire artistique et musicale qui a enrichi la vie musicale en Egypte et dans le monde Arabe.
 
Plusieurs autres artistes égyptiens et arabes, dont le grand compositeur Himi Bakr, la chanteuse Samira Said, ont exprimé leur tristesse quant à la disparition de la Diva de la chanson arabe.
 
Une prière funéraire aura lieu vendredi à la Mosquée Salah Eddine à Manil au Caire avant de rapatrier la dépouille mortelle dans un avion spécial.
 
 « J'ai cherché des maisons, c'est trop cher pour moi. Trop cher par rapport au Caire. Je n'ai pas envie d'habiter dans un immeuble comme au Caire. Si je trouve une maison à bon prix, je viens m'installer en Algérie. Je voudrais bien finir mes jours dans mon pays, près de mes enfants. Ryadh vit ici ».a déclaré Warda a une question d’un entretien accordé au journal El Watan.

Condoléances du président Bouteflika

Le président de la République M. Abdelaziz Bouteflika a adressé un message de condoléances à la famille de la chanteuse Warda El Djazairia, décédée jeudi au Caire à l’âge de 72 ans suite à une crise cardiaque. Le message du chef de l’Etat s’ouvre par cette évocation: “Sawt Younadi Ouhibouki ya biladi” (Une voix s’élève pour dire je t’aime ô mon pays), des paroles chantées par la diva de la chanson arabe qui auront couronné sa longue carrière artistique et consacré les derniers vers dédiés à sa patrie qu’elle a tant aimée”, écrit-il. “Ouarda a été rappelée à Dieu alors qu’elle s’apprêtait à célébrer aux côtés de ses concitoyens et concitoyennes le cinquantenaire de l’indépendance et à y apporter sa contribution par ses créations sublimes, comme elle a eu à le faire durant la guerre de libération par son aide au FLN et aux représentations du gouvernement provisoire notamment au Liban”, écrit encore le Président.
 
Le président de la République poursuit: “La défunte a consacré toute son existence à son art, cet art qu’elle aura entièrement dédié à sa patrie. Elle chantera son pays à travers le monde et fera entendre la voix de sa patrie dans toutes les arènes de l’art, un don de soi qui scellera sa grandeur d’âme”. “Warda est décédée en Egypte loin de sa patrie. Elle a certes passé sa vie au Caire où elle a gravi les marches de la gloire et côtoyé de grands artistes mais elle sera inhumée dans son pays, celui auquel elle aura voué un amour sacré avant de rejoindre l’Eternel”, ajoute le chef de l’Etat. “En cette douloureuse circonstance, je prie Dieu Tout Puissant de lui accorder Sa sainte miséricorde, de l’accueillir en Son vaste paradis et d’assister les siens ainsi que la famille artistique dans cette épreuve”, conclut du président Bouteflika dans son message.

Nawel Kair
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