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Envolée du prix de la sardine à Chlef : Le citoyen entre le "boycott" ou la soumission

Lundi 13 Février 2017

Le prix de la sardine enregistre des niveaux jamais égalés à Chlef, selon des citoyens de la région, qui regrettent que les bourses moyennes ne sont plus à même de "s'assurer" ce produit, considéré naguère comme un mets principal des catégories modestes à Chlef.


Actuellement, les marchés du poisson à Chlef enregistrent une baisse de l’offre, en dépit de la disponibilité en son sein d’un port de pêche à Ténés, et de trois abris de pêche à Beni Haoua, El Marsa et Sidi Abderrahmane.  
Selon le directeur de la pêche et des ressources halieutiques de la wilaya, Abderrahmane Abed, cette hausse "record" des prix du poisson, dont la sardine notamment, s'explique par la fin de la période de reproduction de la sardine, fixée entre juin et septembre.
«Comme tout autre produit du marché, le poisson obéit au principe de l’offre et de la demande, mais les dernières intempéries sont principalement à l’origine d’une baisse drastique de la production halieutique, causant un déséquilibre sur le marché», a ajouté le même responsable.
Un habitant de la ville de Ténés, Maàmar, a assuré à l’APS qu’il n’achète plus de poisson, en dépit de l’existence d’un port de pêche dans sa la région où il réside. «Le prix de la sardine, à titre indicatif, a atteint le pic des 800 DA le kg, contre pas plus de100 DA, l’année dernière», a-t-il déploré.
Pour l’Hadj Tayeb, la spéculation, le manque de contrôle et les intempéries sont  autant de «prétextes avancés» par les vendeurs de poisson pour justifier cette envolée des prix et priver ainsi le citoyen modeste de sardine ou de tout autre produit de la mer.
Le prix de la sardine oscille actuellement entre 600 et 800 DA à Chlef, contre 1.500 DA le kg pour le loup de mer et 2.200 DA pour la crevette royale.
Les pêcheurs interrogés par l’APS au port de Ténès se sont tous accordés sur le fait que les intempéries expliqueraient, en grande partie, le manque de poisson, voir même son absence, certains jours, parallèlement, ont-ils relevé, à la hausse des frais des sorties en mer et à la baisse du volume des prises.
Abdelkader, pêcheur de son état, a soutenu que l’interdiction des prises de sardine de moins de 12 cm est "largement" en cause dans la réduction de volumes qui parfois ne dépassent quatre (4) caisses pour chaque barque d’ou l’explication, selon lui, du prix d’une caisse compris entre 10.000 et 12.000 DA.
Dans une déclaration à l’APS, le président de l'association d’orientation du consommateur et de la sécurité, Djilali Kasmi, a assuré que cette hausse des prix de la sardine a "privé le citoyen modeste de cette ressource halieutique", estimant que même s’il est vrai que le marché obéit à la règle de l’offre et de la demande, "rien ne justifie que les prix de la sardine ne descendent pas au-dessous  des 700 ou  800 DA le kg, pendant une si longue période".
C’est pourquoi il a lancé un appel au "boycott" de la sardine affiché à un tel prix, considérant que le consommateur est un axe vital dans les campagnes de sensibilisation de cette association, qui vise l’ancrage d’une "culture du boycott économique" tout en sensibilisant les commerçants sur l’impératif d’éviter la spéculation sur les prix. 
 

Synthèse S. R.
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