Ksentini à propos de l’affaire Nezzar : «Le général a défendu la République dans un combat contre le terrorisme»

Dimanche 5 Août 2012

Les droits de l’homme en Algérie « vont de mieux en mieux » et « les choses s’améliorent chaque année », bien qu’il existe encore des lacunes et des insuffisances en la matière, a estimé, hier, à Alger le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH), Farouk Ksentini.


Ksentini à propos de l’affaire Nezzar :  «Le général a défendu la République dans un combat contre le terrorisme»
A ce propos, il dira dans une conférence-débat organisée par le forum du quotidien DK News « les droits de l’homme dans notre pays ne sont pas bien, mais ils vont de mieux en mieux. Les choses avancent et s’améliorent chaque année. Nous sommes dans la bonne direction »En effet, le président de la CNCPPDH a mis l’accent dans ce cadre sur l’importance de l’appareil judiciaire qui, a-t-il considéré, « ne joue pas le rôle attendu de lui malheureusement », appelant à l’application des lois et à mettre un terme au fait que « le citoyen a peur du juge et se méfie de son avocat ». sur ce point, il a insisté « la justice manque de rendre des décisions de qualité. Elle doit donner raison, par exemple, au citoyen lorsqu’il est dans son droit et que l’Etat à tort ».
 
 De manière générale, il a lié le retard enregistré en matière des droits de l’homme aux conséquences de 132 ans de colonialisme et à la décennie noire, c’est-à-dire la période du terrorisme qui a « freiné » la construction de l’Etat de droit. Il a rappelé qu’après l’indépendance, le premier objectif était de créer un Etat fort avec pour option de privilégier la collectivité plutôt que l’individu. « Maintenant, avec l’arrivée de la démocratie, l’approche a changé. Il y a de nouvelles dispositions qui garantissent le droit individuel et la liberté d’expression » a-t-il souligné. En outre, Ksentini a mis en exergue la nécessité de revoir notamment le code de la famille et la loi sur la presse.
 
Par ailleurs, le défenseur des droits de l’homme en Algérie, a tiré la sonnette d’alarme quant à la situation qui prévaut sur le plan de l’investissement. « Je suis inquiet pour l’Algérie. C’est un pays importateur qui n’exporte plus rien », a-t-il dit, précisant qu’il fera part de cette inquiétude au président de la République dans le prochain rapport 2012 de la CNCPPDH.
 
Sur un autre plan, interrogé sur l’instruction ouverte par un tribunal suisse à l’égard du général à la retraite Khaled Nezzar, ancien ministre de la Défense et ancien membre du Haut comité d’Etat, suite au dépôt d’une plainte sur de prétendus faits qui remonteraient aux années 1990,  Ksentini s’est dit « outré » par cette réaction suisse. En ajoutant « que le juge qui s’est emparé de cette affaire va dans la mauvaise direction. Il (le général à la retraite Khaled Nezzar) est interpellé comme un assassin alors qu’il avait défendu les valeurs algériennes. L’Algérie était en légitime défense », s’est-il indigné. « Le général Nezzar a défendu la République dans un combat contre le terrorisme », a affirmé  Ksentini, rappelant qu’à l’époque, aucun pays n’avait soutenu l’Algérie dans sa lutte et n’avait voulu lui vendre des armes. Enfin le président de la CNCPPDH a préconisé,  « je ne suis pas le seul, des millions d’Algériens partagent cet avis. Nous devons collecter des signatures pour barrer la route à la décision du tribunal suisse ».

A.A.B / Agence
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