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Lakdher Brahimi, le faiseur de paix

Samedi 11 Août 2012

Lakdher Brahimi, le faiseur  de paix
Surnommé « le faiseur de  paix » et né en Algérie en 1934, il fait ses études de droit et de sciences politiques en Algérie et en France. Rentré très tôt à l'école du militantisme, Lakdar Brahimi, puisque c'est de lui qu'il s'agit, est membre fondateur de l'UGEMA (Union Générale des Étudiants Musulmans Algériens) et a joué un rôle prépondérant lors de la grève générale des étudiants qui a eu lieu le 19 juin 1956.


Dès l'indépendance, Brahimi occupe plusieurs postes diplomatiques à travers le monde, notamment en qualité de représentant permanent auprès de la Ligue des Etats arabes au Caire (1963-1970).
 
Il fut en outre, ambassadeur au Royaume-Uni de 1971 à 1979, jusqu'en haut de la pyramide lorsque « Le faiseur de paix » est nommé, conseiller diplomatique du Président de l’Algérie, de 1982 à 1984, en Egypte et au Soudan, puis Sous Secrétaire général de la Ligue Arabe entre 1984 et 1991.
 
Sa réputation ne tardera pas à prendre forme au milieu des chevronnés de la diplomatie et Brahimi le démontrera de fort belle manière.
 
En effet, en 1989, le faiseur de paix est sur le terrain et regardé du monde entier, par rapport à l'un des conflits politiques, parmi les plus complexes. C'est ainsi , en étant l'envoyé spécial du Comité Tripartite de la Ligue Arabe pour le Liban, et là, Brahimi s'est imposé comme étant l'une des figures diplomatiques mondiales les plus respectées, à l'instar de Baker.
 
Brahimi arracha au terme  de longues tractations entre les différentes parties libanaises un accord mettant fin à la guerre civile qui avait duré dix sept années. Il s'agit de l'accord appelé « l’Accord de Taef », avant de revenir en Algérie en 1991 pour occuper le poste de ministre des affaires étrangères.
 
Lakhdar Brahimi est Rapporteur de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement de 1992 à Rio de Janeiro.


Le second souffle. Loin de se contenter de son rôle au niveau arabe, Lakhdar Brahimi, voit loin, son rôle se jouera au niveau international pour porter tout haut la voie des différentes causes qu'il défend, celles de la liberté et le droit à l’autodétermination des peuples.
 
C'est en 1993, qu'il décide de débuter une seconde carrière au sein des Nations unies, suite à la proposition de Boutros Boutros Ghali d’en faire son « représentant spécial ». Il est envoyé tout d’abord en Afrique du Sud, où il conduit la Mission d’observation des Nations Unies de 1993 jusqu’aux élections qui portent Nelson Mandela au pouvoir, en 1994.
 
Puis à Haïti entre 1994 et 1996, année au cours de laquelle il mène des missions ONU pour des conflits, ouverts ou latents au Nigeria, au Cameroun, au Burundi et au Soudan. Enfin, en Afghanistan à partir de 1997 jusqu’à 1999. Puis de nouveau en 2001. Il conduit le groupe d’experts qui rédige le rapport sur les opérations de paix de l’ONU, dit « Rapport Brahimi » en 2000.

Il est membre des « Elders », un groupe de leaders internationaux établi au début du XXIe siècle pour promouvoir la résolution pacifique des conflits dans le monde.

En 1982, Lakhdar Brahimi accepte sa première mission de « déminage politique ». Elle lui est confiée par le président de l’Algérie Chadli Bendjedid, et qui consiste à réconcilier Yasser Arafat et le président syrien Hafez El-Assad au lendemain de l’invasion israélienne du Liban.

Il retourne au Liban en 1989, mandaté par la Ligue Arabe dont il est Secrétaire adjoint, au sein d’un comité tripartite arabe réunissant l’Algérie, le Maroc et l’Arabie Saoudite. Les parlementaires libanais sont en effet réunis à Taef (Arabie Saoudite), afin de mettre fin à la guerre civile par un plan en sept points, préconisant entre autres la fin des hostilités, une nouvelle formule de partage du pouvoir, le retrait des troupes syriennes jusqu’à la Bekaa et l’élection d’un nouveau président.

Les accords sont approuvés en novembre 1989, et le conflit libanais s’achève avec l’assaut du Palais présidentiel mené par les soutiens du Président nouvellement élu par les députés, M. Elias Hraoui, avec le concours des forces militaires syriennes.

Brahimi savait s'opposer et dénoncer en dépit des fonctions qu'il occupe, il n'a pas hésité à mettre à son profil, l'un de ces coups de gueule les plus populaires dont le monde musulmans s'en souvient encore et toujours, fut, son intransigeance qui l’a poussé à jeter l’éponge lors de sa première mission en Afghanistan, en 1999.
 
« J’ai démissionné non seulement à cause du manque de coopération des pays voisins mais aussi à cause des grands pays, qui nous avaient totalement laissés tomber », expliqua ce jours-là un Lakhdar Brahimi outré.
 
Le seul défaut du « faiseur de paix » et  selon ses amis et certains de son entourage reste son « entêtement » Il vous explique avec une courtoisie toute britannique que son analyse est juste et que vous devez la partager, se souvient un diplomate africain.

Zahir.Radji
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