Révision de la constitution : Entre régime parlementaire ou semi présidentiel

Lundi 22 Avril 2013

Révision de la constitution : Entre régime parlementaire ou semi présidentiel
La révision de la constitution qui constitue la dernière étape dans le processus de réforme engagé par le président de la République Abdelaziz Bouteflika en avril 2011, continue de susciter des réactions des partis politiques. Et ça pour définir le nouveau régime de l’Algérie de demain, soit un régime parlementaire où semi présidentiel. Alors que la commission nationale de révision de la constitution a entamé son travail pour l’élaboration d’un nouveau projet de loi sur l’amendement constitutionnel sur la base des propositions des partis, la scène politique s’anime de nouveau.
 
En effet, durant le week-end dernier des chefs de partis se sont exprimé sur la question, en plaidant pour un régime parlementaire et d’autres pour un régime semi présidentiel. A ce propos, le Front pour la bonne gouvernance (FBG) plaide pour un régime semi présidentiel. Estimant que l’expérience politique et démocratique en Algérie n’a pas encore atteint le niveau requis pour l’instauration d’un régime parlementaire, d’une part, et que la représentativité parlementaire reste relative, quel que soit son niveau de crédibilité, le SG du parti, Aissa Belhadi a indiqué que le FGB opte pour l’amendement d’un régime semi-présidentiel, avec une option, à terme, pour le régime parlementaire. « Le FBG a présenté une proposition dans ce sens aux autorités supérieures du pays », a-t-il révélé devant les militants et sympathisants de son parti lors d’une rencontre de sensibilisation.
 
Soulignant également que le mémorandum présenté propose la «consécration du régime semi présidentiel, par notamment la préservation du pouvoir législatif (avec un parlement à deux chambres), en gardant le principe de séparation des pouvoirs et de l’indépendance de la justice».
 
Concernant le nombre de mandat présidentiel, le FGB plaide pour la limitation de l’investiture présidentielle à deux mandats seulement et de «l’âge du chargé du pouvoir exécutif à 65 ans au plus».
 
Le parti de Amara Benyounes (MPA) de son côté défend le système républicain et démocratique de l’Etat, en plaidant à l’adoption d’un régime semi-présidentiel plus adapté à la nature de l’Etat algérien, le maintien du Conseil de la nation et le respect et la défense des libertés individuelles et collectives.
 
Il a ajouté que son parti s’exprimera définitivement sur le sujet lorsqu’il recevra une copie du projet de la révision de la constitution que doit élaborer la commission chargée de cette mission.
 
Par ailleurs, Benyounes a estimé que le débat sur un 4ème mandat du Président de la république «est sans fondement », dans la mesure où la décision de briguer ou non un 4ème mandat «revient au Président Bouteflika lui-même conformément aux dispositions de la constitution», a-t-il souligné.
 
Par ailleurs le parti des travailleurs (PT) plaide pour l’application d’un régime parlementaire. La SG du PT a présenté plusieurs propositions concernant la révision de la constitution dont la constitutionnalisation de tous les droits et lois à caractère social à l’instar du droit au logement et au travail. Elle a dans ce sens souligné l’importance de ne pas toucher au caractère républicain de l’Etat algérien et aux droits démocratiques, d’appliquer le régime parlementaire unicaméral, d’expliquer l’immunité parlementaire et de consacrer l’indépendance de la justice.
 
Pour la secrétaire générale du Parti, Louisa Hanoune, la stabilité sociale et l’ouverture politique étaient des conditions préalables à la réussite du débat sur la révision de la Constitution qui doit reposer sur les idées et les programmes. Evoquant le débat lancé par certains partis et personnalités, concernant le nombre de mandats présidentiels, Hanoune a estimé avant-hier à Alger que la restriction du débat sur la révision de la constitution au nombre de mandats présidentiels «vise à détourner l’attention des questions décisives du pays», appelant à une révision constitutionnelle «profonde» et «large».
 
A une question sur la position du parti concernant une éventuelle candidature du Président Bouteflika à un 4e mandat, Hanoune a indiqué que «le président Bouteflika est le seul maitre de sa décision de se porter candidat ou pas». Les deux partis de l’alliance présidentielle  qui possèdent la majorité au sein des deux chambres à savoir l’APN et le Sénat ne se sont pas encore exprimé sur la question, et le dernier mot leur revient si la nouvelle constitution sera présentée au parlement.

Zahir R.
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