Suite à la baisse des cours du pétrole : L’Algérie va réduire ses dépenses

Mardi 3 Juillet 2012

Après le cri d’alarme lancé, il y a quelques jours, par le président du Conseil national économique et social, Mohamed Seghir Babes qui a mis en garde contre les conséquences désastreuses de la baisse des cours pétroliers, la Banque d’Algérie tire à son tour la sonnette d’alarme et annonce que l’équilibre budgétaire de l’Etat requiert un prix du baril supérieur à 112 dollars.


Suite à la baisse des cours du pétrole : L’Algérie va réduire ses dépenses
A cet effet, et afin de faire face à une éventuelle baisse des cours du pétrole, le gouvernement  commence à revoir ses calculs.
 
Hier, c’est au tour de ministre des finances Karim Djoudi d’appeler à la prudence dans la gestion des dépenses. Selon lui, l’État va réduire ses dépenses. « Il faut qu’il y ait aujourd’hui une prise de conscience sur le fait que nous avons besoin d’une approche beaucoup plus prudente en matière de dépenses notamment celles de fonctionnement et surtout celles relatives aux salaires de la Fonction publique où nous avons atteint le plafond », a déclaré Djoudi à des journalistes à l’issue de la clôture de la session du printemps du Conseil de la Nation. Le premier argentier du pays a expliqué qu’ « étant donné l’évolution de la situation économique du pays, nous serons obligés de toucher au niveau de nos dépenses », a t il expliqué.
 
La révision des dépenses concernera en premier lieu  les nouveaux projets. « Pour les nouveaux projets, nous étudierons la priorité de ces projets et selon nos capacités de financement », a t il déclaré, en précisant que les projets en cours seront toujours financés.
 
Questionné pour savoir s’il s’agit là d’un plan de rigueur budgétaire qu’il préconise, Djoudi a expliqué qu’il s’agissait juste d’une approche « prudentielle », car « une forte réduction des dépenses d’investissement impactera alors la croissance économique, l’emploi et les revenus».
 
 « Il ne s’agit pas d’instituer un plan de rigueur car il faut savoir que les dépenses d’investissement tirent la croissance économique, l’emploi, les revenus et toute la vie économique. Donc il ne s’agit pas d’avoir une action purement mécanique », a-t-il expliqué.
 
« Une action forte sur les dépenses d’investissement aura un impact fort sur la vie économique et sur le pouvoir d’achat », a t il ajouté. « Simplement, il faut avoir conscience qu’on a besoin d’avoir une approche beaucoup plus prudente en matière de dépenses, et particulièrement les dépenses de fonctionnement », a encore expliqué le ministre des Finances.
 
Il a aussi laissé entendre qu’il n’y aurait pas de nouvelles hausses de salaires après les dernières augmentations. « En matière de salaires publics, on a atteint le plafond », a t il précisé.
 
Concernant la crise économique mondiale et son impact sur l’Algérie, Karim Djoudi a annoncé : «Il s’agit d’observer la crise et de voir si c’est une tendance profonde pour prendre des décisions sur un fait structurel et non ponctuel ».
 
En cas de persistance de la chute des prix du pétrole pour atteindre les 60 dollars, l’Algérie sera contrainte de puiser du Fonds de régulation des ressources(FRF) pour faire face aux dépenses publique.
 
A ce propos Djamel Benbelkacem, directeur conseiller à la banque d’Alger a rassuré que le FRF qui a renfloué fin 2011 plus de 5381 milliards de dinars, peut couvrir une dizaine d’années de déséquilibre budgétaire.

Z .R.
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